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La République démocratique du Congo célèbre la Journée internationale de l’alphabétisation autour des enjeux liés à l’accès à la lecture, à l’écriture et à l’éducation. Des enseignants du Sud-Kivu insistent sur le rôle de l’alphabétisation dans l’inclusion sociale et le développement.

La Journée internationale de l’alphabétisation est célébrée chaque année le 8 septembre, à l’initiative de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO). Elle vise notamment à rappeler l’importance de l’apprentissage de la lecture et de l’écriture, ainsi que la nécessité de lutter contre l’analphabétisme.

En RDC, cette journée donne généralement lieu à différentes activités de sensibilisation, notamment des campagnes, des manifestations officielles et des expositions, organisées par les autorités avec l’appui de leurs partenaires, dont l’UNESCO. Ces initiatives cherchent à promouvoir l’accès à l’éducation et à renforcer les capacités des personnes qui n’ont pas eu la possibilité d’acquérir les compétences de base.

Selon des données attribuées à CountryEconomy, environ 19,46% des adultes âgés de 15 ans et plus seraient analphabètes en RDC, soit un taux d’alphabétisation estimé à 80,54%. Ces chiffres témoignent des progrès accomplis, mais aussi de la persistance d’un défi important pour les politiques éducatives congolaises.

Pour Daniel Mukandilwa, professeur de français au Complexe scolaire Sainte-Rossello, l’alphabétisation constitue un véritable outil de développement. « L’alphabétisation est importante parce qu’elle permet d’intégrer les personnes qui ne savent ni lire ni écrire. Sans elle, le monde serait dans l’obscurité », estime-t-il.

Dans le même établissement, le professeur de mathématiques Césaire Manirwanga salue les efforts déployés par les centres de récupération et d’alphabétisation à Bukavu. Il cite notamment Anotiatha et Herikwetu, qui contribuent, selon lui, à offrir une seconde chance à des personnes privées d’accès à l’éducation et à l’écriture.

Au-delà des progrès enregistrés, les enseignants estiment que la lutte contre l’analphabétisme doit se poursuivre. La diminution du nombre de personnes ne sachant ni lire ni écrire est perçue comme un signe encourageant, mais l’accès équitable à l’éducation demeure un enjeu majeur pour permettre à chaque génération de participer pleinement à la vie sociale et économique.

Pascal Muvune, stagiaire

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