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À quelques jours de la rentrée scolaire 2026-2027, des parents d’élèves à Bukavu s’inquiètent de la multiplication des exigences scolaires. Ils dénoncent notamment l’achat obligatoire de tricots, chaussures, chaussettes et autres fournitures, jugé difficile à supporter dans un contexte de crise économique.

À Bukavu, la préparation de la rentrée scolaire 2026-2027 suscite des inquiétudes chez plusieurs parents d’élèves. Certains disent devoir mobiliser des moyens importants pour répondre aux différentes exigences de certaines écoles, alors que les revenus de nombreux ménages restent limités.

« Nous avons déjà du mal à réunir l’argent pour les frais scolaires et les fournitures essentielles. Si l’école ajoute encore les tricots, les chaussures et les chaussettes obligatoires, cela devient très difficile pour nous », témoigne un parent d’élève.

D’autres parents dénoncent surtout la multiplication des articles imposés.

« Nous comprenons qu’une école puisse avoir une tenue réglementaire, mais il faut aussi tenir compte de la situation économique des familles. Tout demander en même temps représente une lourde charge », estime une mère de famille.

Pour certains ménages, cette pression financière pourrait même avoir des conséquences sur la scolarisation des enfants.

« Il y a des parents qui ont plusieurs enfants à l’école. Acheter plusieurs paires de chaussures, des tricots et toutes les autres fournitures en une seule fois n’est pas évident », explique un autre parent.

Les parents demandent ainsi aux responsables des établissements scolaires de privilégier le dialogue et la souplesse.

« Nous ne refusons pas de répondre aux exigences de l’école. Nous demandons simplement qu’on discute avec les parents et qu’on trouve des solutions adaptées à nos moyens », plaide un père d’élève.

Une autre mère appelle également à éviter toute situation pouvant conduire à l’exclusion.

« Aucun enfant ne devrait être empêché d’étudier simplement parce que ses parents n’ont pas pu acheter immédiatement tous les articles exigés », souligne-t-elle.

Face à ces préoccupations, les parents souhaitent que les écoles évaluent leurs exigences en fonction des réalités économiques locales. Ils plaident pour que les dépenses indispensables soient distinguées des achats pouvant être reportés ou effectués progressivement.

À l’approche de la rentrée, leur message est donc clair : préserver l’accès à l’éducation tout en évitant d’alourdir davantage les charges des familles. Dans une ville où de nombreux ménages peinent déjà à joindre les deux bouts, les parents espèrent que le dialogue permettra de concilier les exigences des établissements avec leurs capacités financières.

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