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Expulsés du Parc national de Kahuzi-Biega, les peuples autochtones Batwa de Kalehe, Kabare et Kalonge, dans le Sud-Kivu, demandent à l’État congolais de rétablir leurs droits. Ils dénoncent les conséquences humanitaires de leur déplacement et appellent à l’application effective de la décision de la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples concernant les violations qu’ils affirment avoir subies. Leur appel intervient à l’issue de trois jours d’échanges consacrés aux mécanismes permettant de mettre en œuvre cette décision.

Les peuples autochtones Batwa de Kalehe, Kabare et Kalonge ont appelé l’État congolais à prendre des mesures concrètes pour améliorer leur situation après leur expulsion du Parc national de Kahuzi-Biega, dans le Sud-Kivu. Ils estiment que cette expulsion a profondément affecté leurs conditions de vie et leurs moyens de subsistance.

Au-delà de la question foncière, les représentants Batwa mettent en avant une situation humanitaire préoccupante. Selon eux, leur déplacement a contribué à fragiliser l’accès des familles aux ressources essentielles, notamment au logement, à l’alimentation et aux moyens de subsistance, alors que plusieurs communautés vivent dans des conditions précaires.

Les peuples autochtones demandent ainsi aux autorités congolaises de rétablir leurs droits et de prendre en compte leurs besoins spécifiques. Ils souhaitent notamment que les mesures envisagées dans le cadre de la décision de la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples puissent déboucher sur des actions concrètes en faveur des communautés concernées.

Cette décision porte sur les violations des droits dont les Batwa affirment avoir été victimes dans le contexte de leur expulsion du parc. Sa mise en œuvre est désormais présentée par les représentants de ces communautés comme une étape essentielle pour parvenir à une solution durable à leur situation.

L’appel a été lancé à la clôture d’une activité de trois jours organisée mercredi 26 août 2026 avec la facilitation de People Forestry Program. Les participants ont notamment échangé sur les différentes voies permettant de favoriser l’application effective de la décision de la Commission africaine et de répondre aux préoccupations des peuples autochtones.

Pour les représentants Batwa, la réponse à leur situation ne devrait pas se limiter aux questions liées à la conservation de la biodiversité. Ils plaident pour une approche prenant également en compte les droits humains et les besoins humanitaires des populations affectées, afin de leur permettre de retrouver des conditions de vie dignes.

La mise en œuvre effective des recommandations issues de la décision de la Commission africaine apparaît désormais comme un enjeu majeur pour ces communautés du Sud-Kivu. Les Batwa espèrent que l’État congolais et les autres parties prenantes engageront des actions concrètes pour répondre à leurs revendications et améliorer durablement leur situation humanitaire.

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