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Le lac Tanganyika au Sud-Kivu, subit une pression environnementale croissante sous l’effet des activités humaines, notamment les constructions sur ses berges, le déboisement et les mauvaises pratiques agricoles. À l’occasion de la Journée mondiale des lacs, l’hydrologiste professeur Pascal Massilia appelle les autorités à renforcer l’application des règles de protection du lac. Il préconise notamment le retrait des constructions installées en bordure, le reboisement des montagnes et l’entretien des rivières qui se jettent dans le lac.

Le lac Tanganyika est confronté à une dégradation progressive de son environnement, liée notamment à l’occupation des espaces riverains et à la destruction du couvert végétal dans les zones environnantes. Ces activités accentuent l’érosion des sols et favorisent le transport des sédiments vers le lac.

À l’occasion de la Journée mondiale des lacs, l’hydrologiste professeur Pascal Massilia tire la sonnette d’alarme sur les conséquences de cette pression humaine. Il appelle les autorités à faire respecter les dispositions réglementaires destinées à protéger les berges et les zones sensibles autour du lac.

Parmi les mesures proposées figure la délocalisation des constructions érigées trop près des rives. Pour l’hydrologiste, l’occupation anarchique des berges fragilise l’écosystème et expose également les populations à différents risques liés aux crues et aux inondations.

Le déboisement des montagnes environnantes constitue une autre source de préoccupation. La disparition de la végétation facilite le ruissellement des eaux et l’érosion des terres, entraînant davantage de matériaux vers les cours d’eau et, finalement, vers le lac Tanganyika.

Le professeur Pascal Massilia recommande ainsi un vaste programme de reboisement des montagnes qui entourent le bassin du lac. Selon lui, la restauration du couvert végétal permettrait de limiter l’érosion, de préserver les sols et de réduire la quantité de sédiments transportés vers les eaux du lac.

Il préconise également le curage et l’entretien des rivières affluentes. À Uvira, cette mesure pourrait contribuer à réduire les risques d’inondations en facilitant l’écoulement des eaux, particulièrement pendant les périodes de fortes pluies.

Au-delà des interventions ponctuelles, l’hydrologiste insiste sur la nécessité d’une application effective des règles environnementales. La protection du lac Tanganyika passe, selon cette approche, par une meilleure gestion des terres, la préservation des forêts et un contrôle plus strict des activités humaines sur les berges.

La préservation du lac Tanganyika apparaît ainsi comme un enjeu à la fois écologique et humain. Pour les autorités et les communautés riveraines, le défi consiste désormais à concilier les besoins de développement avec la protection durable de cet écosystème majeur du bassin africain des Grands Lacs.

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