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Le Parlement Citoyen Pour la Démocratie et la Bonne Gouvernance BARAZA LA RAIYA, PCDBG-BR Asbl-DDH, a adressé une lettre ouverte au Président de la République pour dénoncer l’ampleur des incendies qui frappent le Sud-Kivu depuis 2024. L’organisation réclame une assistance humanitaire d’urgence pour plus de 15.000 sinistrés.

Selon les données du PCDBG-BR, entre 2024 et août 2026, plus de 1.857 maisons d’habitation et 4 unités de production artisanale ont été ravagées par les incendies dans la ville de Bukavu et les territoires de Kabare, Mwenga et Kalehe.

Bilan : plus de 15.000 personnes se retrouvent sans abri, sans moyens de subsistance et exposées à de graves risques humanitaires.

« Derrière chaque maison détruite se trouve une famille. Derrière chaque famille sinistrée se trouvent des enfants, des femmes, des personnes âgées qui ont perdu en quelques minutes le fruit de plusieurs années de travail », écrit Me Amani Lwamba Shadrack Romuald, Président National du PCDBG-BR.

Pour le Parlement Citoyen, cette catastrophe frappe une population déjà éprouvée par la pauvreté, le chômage, la précarité des logements et les conséquences de l’occupation de Bukavu depuis février 2025.

Les conséquences sont lourdes : destruction de documents administratifs, déscolarisation d’enfants, perte de commerces et d’outils de travail, appauvrissement brutal, traumatismes psychologiques et exposition aux maladies.

« Perdre une maison, ce n’est pas seulement perdre un toit : c’est perdre un espace familial, économique, social et parfois toute une histoire de vie », souligne le plaidoyer.

Le PCDBG-BR estime qu’aucune assistance humanitaire conséquente n’a encore été déployée. Il demande au Gouvernement, aux agences de l’ONU, aux ONG, aux Églises et à la diaspora d’agir sans délai.

Dans sa lettre, l’organisation formule 12 actions prioritaires :

  1. Recenser exhaustivement toutes les victimes ;
  2. Lancer une assistance humanitaire d’urgence : abris, vivres, kits ménagers ;
  3. Protéger en priorité les enfants, femmes et personnes âgées ;
  4. Reconstituer les documents administratifs détruits ;
  5. Assurer une prise en charge sanitaire et psychosociale ;
  6. Soutenir la scolarisation et la reprise des activités économiques ;
  7. Lancer un programme de reconstruction des habitations ;
  8. Renforcer la prévention contre les incendies ;
  9. Organiser une mission d’évaluation humanitaire indépendante ;
  10. Créer un fonds spécial transparent de solidarité.

Conscient du contexte sécuritaire à Bukavu, le Parlement Citoyen insiste : l’aide ne doit pas attendre.

« Si une collaboration technique et strictement humanitaire avec les autorités de fait s’avère nécessaire pour atteindre les sinistrés, elle doit être envisagée. L’assistance humanitaire n’est pas une récompense : c’est une exigence de dignité humaine », précise la lettre.

« Secourir une famille congolaise sinistrée, c’est défendre la République. Protéger un enfant sans abri, c’est protéger l’avenir de la Nation », ajoute Me Amani Lwamba.

En conclusion, le PCDBG-BR lance un appel solennel : « Faites des victimes des incendies de Bukavu une priorité humanitaire nationale. Bukavu ne demande pas la pitié. Bukavu demande la solidarité, la justice et l’action ».

Le Parlement Citoyen réaffirme son engagement à continuer de documenter, alerter et accompagner les victimes sur base des principes de dignité, justice et solidarité.

Les incendies domestiques se multiplient à Bukavu en raison de la précarité des habitations, du manque d’électricité et de l’usage du charbon et du pétrole dans des quartiers densément peuplés.

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