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Des acteurs de la société civile tirent la sonnette d’alarme face à la montée des cas de malnutrition dans le groupement de Kalonge, dans le territoire de Kalehe, au Sud-Kivu. Ils attribuent cette situation aux conséquences du conflit armé et au faible niveau d’assistance humanitaire dans cette zone.

Selon ces acteurs, la situation nutritionnelle des populations s’est fortement dégradée, avec une vulnérabilité particulièrement importante chez les enfants. Les difficultés d’accès aux denrées alimentaires et aux services essentiels aggraveraient les conditions de vie des ménages touchés par la crise.

Éric Makusudi, acteur de la société civile dans la région, alerte sur l’ampleur du problème et appelle à une réponse urgente des autorités et des organisations humanitaires. Il estime que l’absence ou l’insuffisance d’interventions expose davantage les familles déjà fragilisées par les conséquences de la guerre.

La situation est également liée, selon la société civile, aux déplacements de populations et à la perturbation des activités économiques et agricoles. Dans plusieurs ménages, ces difficultés limitent l’accès régulier à une alimentation suffisante et diversifiée.

Les acteurs locaux demandent notamment le renforcement des programmes de dépistage et de prise en charge de la malnutrition, ainsi que l’amélioration de l’accès aux soins de santé et à l’aide alimentaire. Ils insistent sur la nécessité de cibler en priorité les enfants et les autres personnes considérées comme particulièrement vulnérables.

Ils invitent enfin les partenaires humanitaires à renforcer leur présence à Kalonge et à coordonner leurs interventions avec les structures locales. Pour la société civile, une réponse rapide permettrait d’éviter une aggravation de la situation nutritionnelle dans une zone déjà durement affectée par la crise sécuritaire.

Face à cette alerte, les acteurs locaux appellent à une mobilisation urgente afin que la situation nutritionnelle de Kalonge ne se transforme en crise humanitaire plus importante.

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