

Dans le territoire de Walungu, au Sud-Kivu, une épidémie de peste des petits ruminants frappe durement les éleveurs, entraînant la mort de nombreux animaux et aggravant la vulnérabilité économique des ménages. Cette situation, observée dans plusieurs localités, plonge les communautés rurales dans le désarroi, alors que l’élevage constituait pour beaucoup un moyen de résilience après les pillages liés aux conflits armés.
Selon le vétérinaire Cimanuka Mirindi, cette maladie virale, hautement contagieuse, se transmet rapidement d’un animal à un autre. Il souligne que l’absence de vaccination et le manque de moyens financiers des éleveurs favorisent sa propagation.
« Cette maladie ravage l’élevage dans notre zone. Sans traitement préventif comme la vaccination, il est difficile de la contenir », explique-t-il.
Pour de nombreux éleveurs, la perte du bétail représente un coup dur. Après avoir déjà subi les conséquences des violences armées, certains tentaient de reconstruire leurs moyens de subsistance grâce à l’élevage. Aujourd’hui, cette nouvelle crise compromet leurs efforts et accentue leur précarité.
Au-delà de l’impact économique, des inquiétudes émergent également sur le plan sanitaire. Le vétérinaire Cimanuka Mirindi met en garde contre la consommation de viande issue d’animaux morts sans contrôle préalable.
« Certaines maladies animales peuvent être transmises à l’homme. Il est important de ne pas consommer la viande sans l’autorisation d’un vétérinaire », insiste-t-il.
Face à cette situation, un appel est lancé aux organisations humanitaires et aux autorités pour un appui urgent. Les besoins sont nombreux : accès aux vaccins, renforcement des services vétérinaires et sensibilisation des communautés sur les bonnes pratiques sanitaires.
« Les éleveurs n’ont pas les moyens de se procurer les vaccins. Nous demandons un soutien pour prévenir cette maladie et protéger leurs moyens de subsistance », plaide Cimanuka Mirindi.
Dans une région où l’élevage joue un rôle clé dans la sécurité alimentaire et les revenus des ménages, la propagation de cette épizootie constitue une menace sérieuse. Sans une réponse rapide et coordonnée, les conséquences pourraient s’étendre bien au-delà du secteur agricole, affectant durablement la vie des communautés de Walungu.
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