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Dans plusieurs zones agricoles du territoire de Kabare, des producteurs signalent une pression accrue de ravageurs, notamment des chenilles susceptibles d’endommager les cultures vivrières. Une mission de terrain menée récemment par des experts, a permis d’observer l’état des champs écoles paysans à Bukunda, Kavumu et Bwirembe.

Les activités agricoles se poursuivent dans les parcelles, avec des opérations de sarclage et de traitements phytosanitaires. À Bukunda, les producteurs indiquent que certaines attaques ont été partiellement réduites grâce à des pulvérisations d’insecticides, sans qu’un bilan technique indépendant ne soit disponible à ce stade.

« Nous faisons le travail avec les moyens disponibles, mais la pression des insectes reste importante », affirme un cultivateur interrogé sur place.

À Kavumu, les champs de maïs, soja et haricots nécessitent encore des travaux d’entretien. Les producteurs évoquent la nécessité d’un second sarclage et d’interventions rapides pour limiter les dégâts potentiels.

« Si les opérations tardent, nous risquons de perdre une partie des cultures », explique un agriculteur, sans estimation chiffrée vérifiée.

Un autre paysan du même site ajoute : « Les chenilles avancent vite, nous demandons un accompagnement technique renforcé. »

À Bwirembe, les champs de soja présentent un retard dans les travaux de désherbage, selon les producteurs. Ceux-ci estiment que cela pourrait influencer les rendements, bien qu’aucune donnée agronomique indépendante ne confirme pour l’instant l’ampleur des pertes.

« Certaines plantes semblent affaiblies, nous espérons un appui rapide », témoigne une productrice locale. Un autre agriculteur nuance : « La saison est encore en cours, tout dépendra des prochaines semaines. »

Selon des données agronomiques de référence en Afrique centrale, les infestations de chenilles légionnaires du maïs sont récurrentes et peuvent affecter les rendements si des mesures de lutte intégrée ne sont pas appliquées à temps. Les experts recommandent généralement une combinaison de surveillance, de pratiques culturales adaptées et d’utilisation raisonnée des produits phytosanitaires.

Les champs écoles paysans, largement promus par des programmes agricoles internationaux, constituent une approche de formation participative visant à renforcer la gestion locale des cultures et la lutte contre les ravageurs.

À ce stade, aucune évaluation chiffrée indépendante des pertes agricoles dans les zones visitées n’a été rendue publique. Les déclarations des producteurs rapportées dans cet article relèvent de témoignages de terrain et ne constituent pas des données scientifiques confirmées.

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