
En République Démocratique du Congo, l’Assemblée nationale est censée être le cœur battant de la démocratie, le lieu où les aspirations du peuple convergent et se transforment en lois. Mais ces dernières années, un sentiment de déconnexion grandissant s’est installé. Alors que le quotidien des Congolais est marqué par l’insécurité, l’inflation galopante et les infrastructures délabrées, la représentation nationale semble être ailleurs.
Les débats publics, souvent polarisés par des enjeux politiques sans lien avec les préoccupations réelles de la population, occultent l’urgence sociale. Les sessions parlementaires se succèdent sans qu’une réponse concrète ne soit apportée aux crises qui minent le pays. On observe un silence assourdissant face à la persistance des violences dans l’Est, un manque de volonté pour réformer un système éducatif à la dérive ou pour s’attaquer de front à la corruption qui gangrène l’administration.
Cette inertie législative et cette apparente indifférence ont érodé la confiance du public. L’Assemblée nationale, qui devrait incarner la voix des sans-voix, est de plus en plus perçue comme un club fermé où les intérêts personnels et partisans priment sur le bien commun. La fracture entre les élus et leurs électeurs ne cesse de s’élargir, laissant le peuple congolais avec le sentiment d’être abandonné par ceux qu’il a pourtant choisis pour le représenter.
D’où la question que chacun se pose : à quoi sert -il d’entretenir une Assemblée et ses composantes si elle ne sert à rien ?
Quand le peuple pleure ,les dits « honorables » députés jubilent et réclament sans vergogne toujours plus d’argent, plus de privilèges !
L’Assemblée nationale est finalement devenue un pis aller . C’est désormais à notre désarroi une caisse de résonance des partis politiques prétendument majoritaires quand on sait que la fraude est passée par là.
Aussi la jeunesse se prend elle à rêver à devenir député national . « Chance eloko pamba »!
Et cela non pas comme d’un digne mandat à court terme au service du peuple ,mais d’une carrière -à- vie- à -l’immunité de tous soucis financier!
Et cette ambition fonctionnariale a tellement pris que désormais, député ne suffit plus ,il faut être sénateur pour continuer à saigner la république !
Voilà pourquoi chez nous on en est arrivé à parler du statut spécial de « sénateur à vie » attribué d’office à tout ancien chef d’Etat!
C’est à l’examen ni plus ni moins une surenchère ! Non pour l’inviter à participer aux questions de l’Etat ,même hors mandat, mais pour lui donner plus qu’une sécurité financière! Un chapeau au-dessus du chapeau !
Le peuple n’a jamais été consulté pour cette question . Grâce à l’Assemblée partisane, c’est passé et acté comme une lettre à la poste! Vive la République!
Comme nous le savons , habitués des républiques bananières, l’argent appelle l’argent et on ne prête qu’aux riches … !
Sans pince rire, allons donc sécuriser une personne qui s’est déjà bien sécurisée! Et au peuple , la galère!
Ne demandez donc pas à quel travail ou à quelles consultations devrait s’astreindre cet ancien élu pour mériter jusqu’à son décès ses privilèges .
En voilà une autre facette de l’oeuvre des députés et sénateurs à la solde du pouvoir ! Et ils voudraient que ça continue!
Tout revient à dire que cette Assemblée nationale ainsi déboussolée, a perdu sa mission de pilier législatif . C’est bien plus qu’un amphithéâtre du système , c’est la gangrène même , hélas !
A quoi donc sert-elle encore, sinon à pérenniser la misère du peuple? À bloquer le développement du pays? !

Franchement , si l’aveugle sait qu’il ne peut utiliser ses yeux pour voir, il est bien pire celui qui a ses yeux et refuse de voir !
Nos députés d’aujourd’hui ont vite oublié qu’ils étaient des élus du peuple.
L’orgueil et la folie des grandeurs ont pris le dessus . Et depuis ,« honorable » est devenue une étiquette du pouvoir – de- député que l’on brandit partout sauf pour les intérêts du peuple ! Or s’il se prend pour le pic de la mirandole il n’ y a plus match ! Aussi ,exigent-ils à tout interlocuteur sinon au peuple qu’on fasse précéder leur nom de ce titre flatteur d’« honorable » X…
Et les gens bien naïfs , s’y soumettent comme si par ce protocole désuet leurs paroles et leurs promesses allaient apporter des solutions !Nous vivons en pleine arnaque où le souverain premier est dépossédé de son pouvoir et ce par des gens au verbe haut mais au geste bas . Il sont toujours bien fringués, repus, bien loin des attentes du peuple qu’ils ne souffrent plus la moindre contradiction ou prise à partie sur leur moralité. A cela vous les entendrez d’office vociférer et tambouriner : retirez! Retirez!
Ne soyez donc plus étonnés de leurs prises de position entre auguste assemblée où les intérêts sont plus ventriloques que ceux du peuple qui les a élus!
Quelle ironie!

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