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À Bagira, dans la ville de Bukavu, le manque d’eau potable perturbe le fonctionnement normal des ménages et affecte particulièrement la fréquentation scolaire depuis la rentrée du 1er septembre 2026. Dans plusieurs quartiers, des élèves sont contraints de consacrer une partie de leur matinée à la recherche d’eau.

Depuis plus d’une semaine, les quartiers Lumumba et Nyakavogo font face à une importante rareté d’eau potable, selon un constat effectué par un reporter de L’ESSENTIEL RDC. La situation intervient alors que les établissements scolaires viennent de reprendre leurs activités pour l’année 2026-2027.

Dès les premières heures de la matinée, notamment vers 05h00, des habitants de différentes catégories se rendent dans les rues à la recherche de quelques litres d’eau. Cette corvée touche directement les enfants et les jeunes élèves, dont certains arrivent en retard ou manquent carrément les cours.

« Je suis au quartier à cette heure, 08h, parce que je puisais de l’eau. On s’est réveillés et on nous a demandé d’y aller. J’ai même manqué les cours aujourd’hui », témoigne un enfant rencontré en chemin par le reporter de L’ESSENTIEL RDC.

Faute d’approvisionnement régulier, certains habitants se tournent vers des puits, communément appelés « Bizola ». L’eau potable disponible dans certains points se trouve à plusieurs kilomètres des habitations, obligeant les familles à payer environ 200 francs congolais pour un bidon de 20 litres, selon les témoignages recueillis.

La situation se prolonge également en soirée, notamment entre 18h00 et 19h00, lorsque de nombreux habitants continuent de circuler à la recherche d’eau. La population affirme que cette pénurie contribue à la multiplication des retards et des absences scolaires depuis le début de la rentrée.

Face à cette situation, les habitants de Bagira appellent la Regideso à prendre des mesures urgentes pour rétablir l’approvisionnement. Ils souhaitent notamment que la distribution puisse être assurée à des heures adaptées, y compris durant la nuit, afin de réduire les risques auxquels s’exposent les enfants et les jeunes filles contraints de chercher de l’eau à des heures parfois tardives.

Dans une commune où l’accès à l’eau conditionne désormais la présence de certains élèves en classe, le rétablissement rapide de la desserte apparaît comme une urgence à la fois sanitaire, sociale et éducative.

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