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Confrontées à la précarité économique, aux conflits armés et aux déplacements forcés, les femmes autochtones du Sud-Kivu développent différentes stratégies pour assurer la survie de leurs familles. Agriculture de subsistance, maraîchage, artisanat, poterie et petites activités génératrices de revenus constituent, pour plusieurs d’entre elles, des moyens de faire face à une situation humanitaire devenue particulièrement difficile.

Malgré les risques liés à l’insécurité dans plusieurs territoires du Sud-Kivu, des femmes autochtones continuent de retourner aux champs pour produire de quoi nourrir leurs familles. Cette résilience s’exprime notamment à travers l’agriculture de subsistance et le maraîchage. Pour certaines familles, cultiver la terre demeure l’une des rares possibilités de lutter contre la faim dans un contexte marqué par la pauvreté et les déplacements forcés.

C’est ce qu’a fait savoir Espérance Nyota, présidente de l’Union pour l’émancipation des femmes autochtones (UEFA) au Sud-Kivu, en marge de la commémoration de la Journée internationale des femmes et des filles autochtones, célébrée le 5 septembre.

Selon elle, les femmes et filles autochtones font preuve d’une résilience importante malgré les multiples difficultés liées au contexte de conflit armé.

En dehors de l’agriculture, certaines femmes et jeunes filles autochtones se tournent vers de petites activités génératrices de revenus afin de répondre aux besoins essentiels de leurs ménages.

L’artisanat et la poterie figurent également parmi les activités développées par certaines d’entre elles. Ces initiatives permettent, tant bien que mal, de maintenir les moyens de subsistance des familles confrontées à une situation économique difficile.

Mais cette capacité de résilience reste fragilisée par l’insécurité, les déplacements et le manque de ressources.

Face à cette situation, Espérance Nyota plaide pour un renforcement de l’assistance humanitaire en faveur des femmes et filles autochtones déplacées dans différentes zones du Sud-Kivu.

Elle recommande notamment la sécurisation des zones de déplacement ainsi qu’un meilleur accès aux soins de santé, à la terre, aux vivres et aux articles non alimentaires.

La responsable de l’UEFA insiste également sur la nécessité de soutenir les activités génératrices de revenus afin de permettre aux femmes autochtones de renforcer leur autonomie économique et de mieux répondre aux besoins de leurs familles.

La Journée internationale des femmes et des filles autochtones sera célébrée pour la première fois en République démocratique du Congo. Les organisations qui œuvrent en faveur des peuples autochtones appellent ainsi à une réponse humanitaire davantage adaptée à leurs besoins spécifiques, notamment dans les domaines de la protection, de la sécurité alimentaire, de la santé et des moyens de subsistance.

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