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Alors que la communauté internationale célèbre ce vendredi 4 septembre la Journée mondiale de la santé sexuelle, la situation des femmes et des filles déplacées par les conflits demeure préoccupante en République démocratique du Congo.

Dans les camps et sites de déplacés, l’accès limité aux soins, aux moyens de prévention et à l’information sur la santé sexuelle et reproductive accentue leur vulnérabilité.

Selon Joëlle Bufole, chargé des programmes au sein de l’organisation Uwezo Africa Initiative, les femmes et les filles déplacées comptent parmi les principales victimes des conséquences de la crise humanitaire et sécuritaire. Elles sont notamment exposées aux infections sexuellement transmissibles, aux grossesses non désirées, aux complications obstétricales ainsi qu’aux violences sexuelles.

Cette situation est aggravée, selon cette organisation, par l’insuffisance des services adaptés dans plusieurs sites accueillant des personnes déplacées. Les adolescentes, les femmes enceintes et celles ayant des besoins spécifiques seraient particulièrement affectées par ces difficultés d’accès aux soins.

Joëlle Bufole appelle ainsi au renforcement des séances de sensibilisation dans les camps et sites de déplacés. L’objectif est de permettre aux femmes et aux jeunes filles de mieux connaître leurs droits, les moyens de prévention disponibles ainsi que les services de santé auxquels elles peuvent recourir.

Elle insiste également sur la nécessité de garantir des soins de santé sexuelle et reproductive confidentiels, gratuits et adaptés, notamment pour les adolescentes et les femmes enceintes.

Tout en reconnaissant les efforts déployés par les organisations humanitaires, Joël Bufole estime que leurs interventions devraient accorder une place plus importante à la santé sexuelle et reproductive. Elle déplore notamment que certaines réponses humanitaires se concentrent principalement sur l’alimentation, au détriment d’autres besoins essentiels.

« Plusieurs organisations actuellement se concentrent dans la distribution des vivres dans les camps de déplacés. (…) Mais elles oublient de penser à la question de la santé sexuelle et reproductive des femmes », déplore-t-elle.

Elle évoque notamment les difficultés rencontrées par certaines femmes pendant leurs menstruations, faute de moyens suffisants pour se procurer des protections hygiéniques. Une situation qui, selon elle, illustre l’urgence d’intégrer davantage les besoins spécifiques des femmes et des filles dans les réponses humanitaires.

La Journée mondiale de la santé sexuelle est observée chaque 4 septembre sous l’impulsion de l’Association mondiale pour la santé sexuelle. Elle vise notamment à promouvoir une approche positive de la sexualité et à sensibiliser sur les droits et la santé sexuels et reproductifs.

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