
Le mouvement citoyen Machozi ya Raia dénonce la détérioration des services de télécommunications à Uvira et dans le sud du Sud-Kivu, entre perturbations des appels, difficultés d’accès à Internet et hausse du prix des forfaits.
À Uvira, dans le sud du Sud-Kivu, le mouvement citoyen Machozi ya Raia tire la sonnette d’alarme sur la qualité des services de télécommunications. La structure affirme constater des perturbations persistantes des appels et de la connexion Internet, affectant une partie importante des usagers.
Selon le mouvement, ces difficultés ne concernent pas uniquement la ville d’Uvira, mais s’étendent à plusieurs zones du sud de la province du Sud-Kivu. Cette situation complique notamment les communications entre les habitants, alors que les télécommunications constituent un outil essentiel pour les activités économiques et sociales.
Machozi ya Raia dénonce également la hausse du coût des forfaits téléphoniques et Internet. Pour cette organisation citoyenne, cette augmentation intervient dans un contexte économique déjà difficile pour une population confrontée à de multiples contraintes.
La structure estime que la combinaison entre la mauvaise qualité du réseau et le renchérissement des forfaits pénalise particulièrement les jeunes, les petits commerçants, les élèves, les étudiants ainsi que les personnes qui dépendent d’Internet pour leurs activités professionnelles.
Emmanuel Abedi, coordonnateur de Machozi ya Raia, appelle ainsi les autorités compétentes et les opérateurs de télécommunications à prendre des mesures pour améliorer la qualité des services et rendre les tarifs davantage accessibles aux usagers.
Le mouvement citoyen prévient par ailleurs que, sans amélioration de la situation, il pourrait envisager des actions citoyennes pacifiques afin de faire entendre les revendications des consommateurs. Il dit privilégier le dialogue et les voies pacifiques pour obtenir des réponses des autorités et des opérateurs.
Cette sortie de Machozi ya Raia relance le débat sur l’accès à des services de télécommunications fiables et abordables dans les zones du Sud-Kivu confrontées à des difficultés d’infrastructures et de connectivité. Le mouvement demande aux différents acteurs concernés de considérer l’accès aux communications comme un service essentiel pour la population.
