
L’ancien chanteur de rumba congolaise Carlyto Lassa, reconverti dans le ministère pastoral et la musique chrétienne, est décédé lundi à Cincinnati, aux Etats-Unis, à l’âge de 65 ans, a annoncé le chanteur gospel Aimé Nkanu.
La disparition de Carlyto Lassa a suscité une vive émotion dans les milieux musical et religieux congolais. Dans un message publié lundi, Aimé Nkanu a confirmé le décès de celui qu’il présente comme « un ami et frère », saluant « un homme de foi » dont la carrière musicale et le ministère chrétien ont marqué de nombreuses personnes.
Les circonstances et la cause du décès n’ont, à ce stade, pas été communiquées. Quelques heures avant sa mort, Carlyto Lassa était encore engagé dans ses activités religieuses à Cincinnati, où il avait participé samedi et dimanche à une campagne d’évangélisation intitulée « Deux journées de gloire », organisée par la Torrent Kerith Church avec le pasteur Emmanuel Luyalakio.
Une vidéo diffusée en direct par cette église montre l’artiste, dimanche, en train de chanter devant les fidèles avant de prendre la parole pour prêcher autour du thème « La Prière Délivre ». Cette prestation constitue, selon les éléments disponibles, sa dernière apparition publique connue.
Né Charles Ndombasi Lassa le 15 janvier 1961, Carlyto Lassa s’était fait connaître du grand public grâce notamment au titre « Maya ». Auteur-compositeur-interprète à la voix reconnaissable, il avait également évolué dans plusieurs grandes formations de la musique congolaise, notamment l’OK Jazz et Choc Stars, deux ensembles emblématiques de la rumba congolaise.
Au début des années 2000, il avait progressivement abandonné la musique populaire pour se consacrer au ministère pastoral et à la musique chrétienne. Il avait notamment interprété « Makolo ya Massiya » et publié l’album « La Reconnaissance ». Son parcours avait ainsi relié deux univers, celui de la rumba et celui de la musique gospel.
Après l’annonce de sa disparition, le chanteur gospel Franck Mulaja lui a également rendu hommage, évoquant « une voix qui marquera à jamais l’histoire de la musique congolaise » et saluant en lui un « serviteur de Dieu ». Avec Carlyto Lassa, la scène congolaise perd une figure dont le parcours aura traversé plusieurs générations et accompagné une profonde transition artistique et spirituelle.
