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A la veille de la rentrée scolaire 2026-2027, le Centre de Récupération des Orphelins et Femmes Victimes de Guerre « CROFEM » de Bukavu lance un cri d’alarme. Les 105 enfants orphelins pris en charge par le centre ne disposent pas encore de fournitures scolaires complètes. Le responsable du centre appelle les personnes de bonne volonté et les organisations humanitaires à une intervention urgente.

L’appel a été lancé par Jérémie Ciza, responsable du CROFEM, lors d’une interview accordée ce samedi au bulletin humanitaire Habari za Mahali. Alors que les familles s’activent pour préparer la rentrée scolaire, le centre peine encore à réunir l’ensemble des fournitures nécessaires pour ses pensionnaires.

« Comme pour tous les parents, les préparatifs sont en cours mais les fournitures scolaires ne sont pas encore dans leur totalité. Les enfants sont tellement nombreux, 105 enfants », déplore Jérémie Ciza.

Le responsable du centre explique que la prise en charge d’un si grand nombre d’enfants représente un défi financier considérable.

« Nous essayons de répondre à ce besoin mais nous n’y sommes pas encore arrivés. Les besoins sont énormes. Nous avons besoin de cahiers, de stylos, de lattes, de malettes, d’uniformes, de chaussures… », ajoute-t-il.

Quelques personnes de bonne volonté ont déjà apporté leur contribution au centre. Des gestes que Jérémie Ciza salue, tout en estimant que les besoins restent largement supérieurs aux moyens disponibles.

Au-delà des fournitures scolaires, le responsable du CROFEM appelle les organisations humanitaires à ne pas oublier les enfants vivant dans les centres d’accueil.
Selon lui, ces structures bénéficient rarement d’une assistance directe de la part des organisations humanitaires.

« Malheureusement, nous ne voyons pas souvent les organisations humanitaires venir vers nous. Nous trouvons seulement des personnes de bonne volonté avec le peu de moyens à leur disposition », regrette-t-il.

Pour Jérémie Ciza, les acteurs humanitaires devraient davantage s’intéresser aux centres qui accueillent et prennent en charge les enfants vulnérables.

Des besoins qui dépassent la rentrée scolaire

La situation du CROFEM ne se limite pas aux préparatifs de la rentrée. Le centre fait également face à d’importants besoins alimentaires et sanitaires. Le responsable plaide notamment pour un soutien permettant d’assurer une alimentation suffisante, tant en quantité qu’en qualité, afin de favoriser la croissance des enfants. Il sollicite également une dotation en médicaments.

Le CROFEM dispose d’un centre de santé qui assure gratuitement la prise en charge des enfants et des personnes du troisième âge, mais les stocks de médicaments demeurent insuffisants.

« Chères organisations humanitaires, n’attendez pas les morts pour agir. À notre niveau, nous avons un centre de santé qui prend en charge gratuitement les enfants et les personnes du troisième âge, mais nous avons besoin de médicaments », conclut Jérémie Ciza.

Le responsable du CROFEM plaide enfin pour la construction d’un cadre d’accueil adéquat et le renforcement des mesures de sécurisation des enfants. L’enjeu est donc double : permettre aux 105 orphelins de commencer l’année scolaire dans de meilleures conditions, mais aussi garantir durablement leur protection, leur alimentation et leur accès aux soins.

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