
Dans le territoire de Walungu, des cas d’escroquerie impliquant de faux agents humanitaires ont été signalés dans le groupement de Burhale, suscitant une vive inquiétude au sein des communautés déjà fragilisées par la crise humanitaire et économique.
Selon plusieurs sources locales, des individus se faisant passer pour des agents d’organisations humanitaires ont exigé de l’argent auprès des populations, promettant en échange une inscription sur des listes de bénéficiaires d’aide en vivres et non-vivres.
Ces pratiques ont particulièrement touché les déplacés et retournés, dont la vulnérabilité est exacerbée par les conséquences des conflits armés dans la région.
Le président de la société civile locale, Joseph Babwine Zihalirwa, indique que ces faits ont commencé depuis novembre 2025, période marquée par des déplacements massifs de populations à la suite des affrontements.
« Nous avions déjà alerté sur ces pratiques pour prévenir la population contre ces personnes mal intentionnées qui exploitent la détresse des déplacés », souligne-t-il.
Il précise que certains de ces individus, incapables de tenir leurs promesses, tentent aujourd’hui de manipuler l’opinion en accusant à tort la société civile d’entraver l’arrivée de l’aide humanitaire.
Appel à la vigilance et à la responsabilité
Face à cette situation, la société civile appelle la population à faire preuve de vigilance et à ne pas céder aux sollicitations frauduleuses liées à une prétendue assistance humanitaire.
Elle recommande notamment : de ne jamais payer pour bénéficier d’une aide humanitaire, de vérifier l’identité des agents et des organisations, de signaler tout cas suspect aux autorités locales.
Par ailleurs, les organisations humanitaires sont invitées à renforcer leurs mécanismes de communication et de sensibilisation afin d’éviter l’utilisation abusive de leurs noms par des personnes malveillantes.
La société civile insiste également sur la nécessité pour ces organisations d’intervenir rapidement dans le groupement de Burhale, où de nombreux déplacés et retournés affirment n’avoir encore reçu aucune assistance.
Dans un contexte marqué par la précarité et l’urgence humanitaire, ces actes d’escroquerie viennent aggraver la souffrance des populations. Les acteurs locaux appellent ainsi à une mobilisation collective pour protéger les communautés et garantir une aide humanitaire transparente et équitable.
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