

Au lendemain de l’éboulement meurtrier de Buhozi, dans le territoire de Kabare, l’émotion reste vive et les inquiétudes grandissent. Au-delà du drame humain, cette catastrophe relance avec acuité la question de la sécurité des zones d’habitation dans plusieurs coins du Sud-Kivu, où des milliers de familles vivent sous la menace permanente des glissements de terrain.
Le récent éboulement de Buhozi met en évidence la fragilité des zones habitées dans le territoire de Kabare au Sud-Kivu. Plusieurs localités sont exposées à des risques similaires en raison de la topographie et des conditions environnementales. « Nous vivons avec la peur chaque fois qu’il pleut. La terre peut céder à tout moment », confie un habitant de la région, encore sous le choc.
La sécurisation de ces zones devient une priorité pour les autorités territoriales et provinciales. Cela implique une cartographie précise des zones à risque et une politique d’aménagement du territoire. « Il est urgent d’identifier clairement les zones rouges et d’y interdire toute construction », estime un acteur de la société civile locale, plaidant pour une action rapide et coordonnée.
Les populations doivent également être associées aux efforts de prévention et de sensibilisation. Pour certains leaders communautaires, le manque d’information aggrave la vulnérabilité : « Beaucoup de familles ignorent les dangers ou n’ont tout simplement pas d’alternative pour se reloger », explique un chef local, appelant à des solutions concrètes et inclusives.
Les experts recommandent des mesures strictes pour limiter l’occupation des sites dangereux. « Sans une volonté et des moyens conséquents, ces drames risquent de se répéter », alerte un spécialiste en environnement. D’autres pointent également la déforestation et l’urbanisation anarchique comme facteurs aggravants de ces catastrophes.
Pour plusieurs observateurs, il ne s’agit plus seulement de réagir après les drames, mais d’anticiper. « Chaque saison des pluies devient un test de survie pour certaines communautés », regrette un analyste, soulignant l’urgence d’un plan global de gestion des risques.
Face à la répétition de ces catastrophes, Buhozi sonne comme un avertissement : sans mesures fortes et durables, les collines du Sud-Kivu pourraient continuer à ensevelir bien plus que des habitations des vies et des espoirs
About The Author
En savoir plus sur L'ESSENTIEL RDC
Subscribe to get the latest posts sent to your email.
