
Le tribunal de grande instance de la province de Bubanza, dans l’ouest du Burundi, a condamné le 12 mars 2026 cinq personnes originaires de la zone Gihanga, commune Mpanda, dans une affaire liée à la propagation de rumeurs ayant entraîné des violences, selon le site d’informations burundais SOS Médias Burundi.
Les prévenus ont été reconnus coupables d’avoir diffusé une rumeur affirmant qu’un habitant aurait été victime d’un « vol de sexe », accusation qui a provoqué l’agression de deux personnes dans la localité.
Les faits remontent au 7 mars 2026 au centre de Gihanga. Selon les éléments présentés lors de l’audience, une accusation relayée dans la communauté a rapidement conduit à la formation d’une foule et à des actes de violence contre deux hommes, qui ont ensuite été pris en charge dans une structure de santé.
À l’issue du procès, tenu en audience publique, le tribunal a condamné les cinq prévenus à verser chacun 600 000 francs burundais, dont 200 000 francs d’amende et 400 000 francs de dommages et intérêts destinés aux victimes.
Parmi les personnes condamnées figure un chef de colline de la localité de Ragaza, poursuivi dans ce dossier aux côtés d’autres habitants soupçonnés d’avoir contribué à la propagation de la rumeur et aux violences qui ont suivi.
Des affaires similaires liées à des rumeurs de « vol de sexe » ont récemment été signalées dans plusieurs localités du Burundi, suscitant des interventions des autorités judiciaires pour prévenir les violences collectives.
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