

Les bureaux de vote ont fermé dimanche soir 15 mars 2026 au Congo-Brazzaville à l’issue de l’élection présidentielle dont les résultats sont attendus dans les prochains jours.
Le président sortant, Denis Sassou Nguesso, âgé de 82 ans et au pouvoir pendant près de quatre décennies cumulées, était candidat à un nouveau mandat. Il dirige ce pays d’Afrique centrale riche en hydrocarbures de 1979 à 1992, puis de nouveau depuis 1997 après la guerre civile qui avait secoué la capitale Brazzaville.
Selon des observations de journalistes sur place, l’affluence semblait limitée dans plusieurs bureaux de vote de Brazzaville au cours de la matinée. La participation nationale n’a toutefois pas pu être établie dimanche, notamment en raison de perturbations du réseau internet et téléphonique signalées dans certaines zones.
Lors du précédent scrutin présidentiel en 2021, Denis Sassou Nguesso avait été réélu dès le premier tour avec 88,40 % des suffrages, selon les résultats publiés par la Cour constitutionnelle. Ces résultats ont été contestés par une partie de l’opposition.
Dans la capitale, les rues ont été largement désertes dimanche, la circulation automobile restreinte aux véhicules disposant d’un laissez-passer. Des patrouilles de policiers et de militaires étaient visibles dans plusieurs quartiers.
Six autres candidats ont été en lice face au président sortant. Plusieurs partis d’opposition ont toutefois appelé au boycott du scrutin, estimant que les conditions d’une élection libre et transparente n’étaient pas réunies.
Environ 2,5 millions d’électeurs étaient inscrits pour ce scrutin uninominal à deux tours. Dans certains bureaux de vote visités par des journalistes et observateurs, les électeurs sont arrivés progressivement au cours de la journée.
Les opérations de dépouillement ont commencé dimanche soir dans plusieurs centres de vote, parfois dans des conditions difficiles en raison de coupures d’électricité.
La publication des résultats officiels par les autorités électorales permettra de déterminer si un second tour sera nécessaire. La loi électorale prévoit qu’un second tour puisse être organisé environ trois semaines après la proclamation des résultats du premier tour.
La question de la succession politique pourrait également se poser dans les années à venir. La Constitution actuelle empêcherait en principe Denis Sassou Nguesso de se représenter lors de la prochaine présidentielle prévue en 2031.
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