

Le 25 mars 2026, le gouvernement britannique a annoncé une nouvelle mesure.
Le Royaume‑Uni autorise désormais ses forces armées et ses services de police à intercepter des navires sanctionnés dans ses eaux territoriales.
Cette annonce concerne des navires souvent appelés « shadow fleet » ou « flotte fantôme », des navires utilisés pour contourner des sanctions internationales sur le pétrole russe.
Selon Downing Street, cette décision vise à empêcher des navires sanctionnés de passer dans les eaux britanniques, y compris le passage de la Manche.
Le gouvernement dit vouloir couper des revenus qui financent, selon lui, la guerre en Ukraine.
Le droit invoqué pour cette action est principalement le Sanctions and Anti‑Money Laundering Act de 2018, une loi britannique qui permet d’appliquer des sanctions et des mesures contre les entités et biens désignés.
Le Royaume‑Uni a déjà inscrit plus de 500 navires sur sa liste de sanctions.
Sur le plan juridique, les États côtiers peuvent appliquer leurs lois dans leurs eaux territoriales, jusqu’à 12 milles marins de la côte.
Mais une interpellation en haute mer reste délicate au regard du droit international.
Des experts soulignent que la qualification de ces navires comme « flotte russe » ou leur lien direct avec l’État n’est pas une certitude juridique, mais un constat fondé sur des listes de sanctions et des indicateurs de contournement.
Plusieurs pays européens ont déjà saisi ou intercepté des pétroliers similaires pour faire respecter les sanctions.
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