
La communauté scientifique de l’institut supérieur pédagogique (ISP Bukavu) a été sensibilisée sur l’importance de la gestion de déchets pour protéger le lac Kivu et sa biodiversité.
C’était lors d’une conférence tenue ce vendredi 6 mars 2026 dans la salle vandenhaute en présence des centaines d’étudiants et autres habitants de la ville de Bukavu dans le cadre du mois vert initié par la coopération suisse.
Dans sa présentation, le Professeur Pascal Masiliya, Enseignant-Chercheur en Hydrobiologie Appliquée au département de biologie-Chimie, a démontré comment aujourd’hui le lac Kivu est victime des déchets produits dans la ville où des fosses septiques sont déversées dans le lac et des déchets plastiques qui y flottent en quantité énormes.
Cela conduit à la pollution de l’eau avec des micro-organismes, sources de maladies hydriques, la consommation des microplastiques par les poissons et qui rentrent dans la chaine alimentaire des habitants, la perte de la biodiversité et la perturbation du fonctionnement normal de la centrale hydroélectrique de Ruzizi premier.

Selon une étude, Il révèle que plus de 2.130 kilogrammes des plastiques se retrouvent sur le lac Kivu coté Ville de Bukavu chaque mois.
Martelant que le lac Kivu est le reflet de la ville qui l’abrite, il invite la population de Bukavu aux actions collectives où chaque habitant adopte des gestes écologiques simples notamment ne pas jeter les déchets par terre ou dans les caniveaux, avoir des poubelles à la maison et exiger au gouvernement une politique efficace de gestion des déchets.
Le Professeur Pascal Masilya rappelle que le lac Kivu se situe au niveau le plus bas de la ville et abrite 29 espèces de poissons identifiées.
Pour sa part, le Professeur Jacques Riziki WALUMONA, a proposé l’installation des mini-stations dépuration et/ou de traitement des eaux usées de la ville de Bukavu à l’aide d’un système technologique appelé desatron.
Dans la troisième présentation de la journée, le Professeur Dieudonné Bakenga a démontré l’importance de la cité périurbaine de Nyantende pour désengorger la ville de Bukavu et lutter contrer la promiscuité et la criminalité.
Une délégation du bureau de la coopération suisse en RDC a pris part à cette activité notamment Thomas Jenatsch, Chef de Coopération Internationale et Marie-Louise ISSANDA Tabena, Chargée de Programme Gouvernance
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