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La guerre au Moyen-Orient provoque une onde de choc bien au-delà de la région. La perturbation du détroit d’Ormuz, passage clé pour le commerce énergétique mondial, entraîne une forte tension sur le carburant aérien. En Afrique, cette situation se traduit déjà par une hausse notable du coût des voyages aériens, alors que les compagnies peinent à maintenir leurs tarifs face à l’augmentation rapide des dépenses liées au carburant.

D’après les analyses de S&P Global, une large part du carburant destiné à l’aviation sur le continent dépend de ce corridor stratégique. Depuis la fin du mois de février, les flux en provenance des raffineries du Golfe sont fortement ralentis, réduisant considérablement l’approvisionnement. Cette situation affecte près d’un cinquième de la disponibilité mondiale en pétrole et en gaz naturel liquéfié, accentuant la pression sur les marchés internationaux.

Les prix du kérosène ont ainsi connu une progression spectaculaire, enregistrant une hausse de plus de 70 % depuis le début du conflit, selon les données de l’indice Platts. Cette flambée se répercute directement sur les coûts d’exploitation des compagnies aériennes. Certaines, comme Kenya Airways, ont déjà procédé à des ajustements tarifaires pour limiter les pertes, au risque de freiner la demande des passagers.

Les principales compagnies africaines, telles que EgyptAir, Ethiopian Airlines ou Royal Air Maroc, font face à une équation difficile : routes suspendues vers certaines destinations, charges opérationnelles en hausse et marges en forte érosion. Si la situation perdure, les experts redoutent un impact durable sur le transport aérien en Afrique, avec des conséquences économiques plus larges pour le continent.

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