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Dans une déclaration commune rendue publique le 5 mars 2026, plusieurs puissances occidentales ont exprimé leur vive inquiétude face à la détérioration de la situation sécuritaire dans la partie orientale de la République démocratique du Congo. Les États-Unis, l’Allemagne, la Belgique, le Danemark, la France, les Pays-Bas, le Royaume-Uni, la Suède, la Suisse ainsi que l’Union européenne dénoncent la répétition d’actes contraires aux engagements de cessez-le-feu conclus dans les récents accords diplomatiques.

Ces partenaires internationaux font notamment référence aux engagements pris dans les accords de Washington, signés entre Kinshasa et Kigali, ainsi qu’à l’initiative de Doha qui encadre les discussions entre le gouvernement congolais et la coalition AFC/M23. Selon eux, les incidents signalés sur le terrain fragilisent les efforts de stabilisation entrepris ces derniers mois.

Le Groupe de contact international pour la région des Grands Lacs a également réagi à cette évolution préoccupante. Dans sa prise de position, ce cadre de concertation réunissant plusieurs chancelleries occidentales souligne que la persistance des affrontements compromet les perspectives d’un retour durable à la paix dans l’Est congolais. L’organisation insiste sur le fait que la résolution de cette crise ne saurait reposer sur la seule option militaire.

Dans leur communication, les membres du groupe pointent notamment l’utilisation d’engins aériens armés, la répétition d’actes hostiles malgré les engagements signés et la propagation de discours susceptibles d’alimenter les tensions. Ils exhortent l’ensemble des protagonistes à s’abstenir de toute action susceptible d’aggraver la situation.

Les diplomates appellent par ailleurs les différentes parties impliquées à respecter strictement les engagements déjà pris et à reprendre rapidement la voie des pourparlers. Ils rappellent que plusieurs instruments internationaux encadrent déjà les obligations des acteurs concernés, notamment les accords de Washington, l’accord-cadre de Doha ainsi que certaines résolutions adoptées par les Nations unies.

Enfin, les signataires de cette déclaration estiment qu’un règlement durable de la crise passe nécessairement par le dialogue. Ils encouragent ainsi l’organisation d’échanges politiques ouverts et inclusifs entre Congolais, considérés comme une étape essentielle pour construire une paix solide et durable dans la région des Grands Lacs.

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