
Access to the internet and social media was cut hours before polls opened at 7:00 am (0600 GMT). (Photo by ALEXIS HUGUET / AFP)
À J-1 de l’élection présidentielle prévue le 15 mars 2026 en République du Congo, la campagne électorale est visible dans plusieurs quartiers de Brazzaville, où affiches et banderoles appellent les électeurs à se rendre aux urnes. Selon les données officielles, plusieurs millions d’électeurs sont inscrits, un chiffre proche des 2,6 millions recensés lors de la précédente présidentielle de 2021, bien que le total exact pour 2026 n’ait pas été officiellement confirmé au moment de la campagne.
Pays d’environ six millions d’habitants et important producteur de pétrole en Afrique centrale, la République du Congo fait face à des difficultés économiques persistantes. Des analyses économiques évoquent un niveau élevé de pauvreté et un chômage important chez les jeunes, estimé à plus de 40 % selon certaines évaluations récentes, dans un contexte de dépendance aux revenus pétroliers.
Le président sortant Denis Sassou Nguesso, 82 ans, candidat à un nouveau mandat, apparaît comme favori face à six autres prétendants validés par la Cour constitutionnelle. Au pouvoir durant la majeure partie de la période depuis 1979, avec une interruption entre 1992 et 1997, il bénéficie d’une opposition divisée, certains partis ayant choisi de ne pas participer au scrutin.
Plusieurs observateurs internationaux soulignent toutefois un climat politique marqué par la méfiance d’une partie de la population et par des critiques récurrentes concernant la transparence du processus électoral. Des organisations de la société civile et des analystes estiment que le taux de participation pourrait être un indicateur important de la perception de la crédibilité du scrutin.
Dans les marchés et les quartiers populaires de la capitale, certains habitants interrogés par des médias internationaux évoquent surtout leurs préoccupations économiques, notamment l’emploi, le coût de la vie et les perspectives pour les jeunes. Ces témoignages reflètent un sentiment de lassitude politique déjà observé lors de précédentes élections, sans pour autant permettre de généraliser l’opinion de l’ensemble de l’électorat.
À l’approche du vote, la campagne reste dominée par les promesses de relance économique et de stabilité. L’issue du scrutin paraît largement prévisible pour de nombreux analystes, mais le niveau de mobilisation des électeurs devrait être l’un des principaux indicateurs de l’état de la vie politique dans ce pays dirigé par le même chef de l’État depuis près de trois décennies.
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