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A long exposure photo shows prices displayed at a petrol station near Ajaccio, on the French Mediterranean island of Corsica, on May 25, 2022. (Photo by Pascal POCHARD-CASABIANCA / AFP)

En ce mois de mars 2026, les automobilistes français font face à une nouvelle flambée du prix du carburant. Dans plusieurs stations-service du pays, le litre de gazole se rapproche désormais de 2 euros, alors qu’il se situait autour de 1,70 euro quelques jours plus tôt. L’essence SP95-E10 suit la même tendance et avoisine les 1,83 euro le litre. Cette augmentation rapide est liée à la hausse des cours du pétrole sur les marchés internationaux, alimentée par les tensions géopolitiques au Moyen-Orient qui perturbent les circuits d’approvisionnement.

Au cœur de cette situation se trouvent les affrontements impliquant notamment Iran, Israel et les Etas-Unis. Les incertitudes autour de la circulation du pétrole dans le stratégique Strait of Hormuz, passage essentiel pour le commerce mondial de l’or noir, ont contribué à faire grimper le prix du baril. En France, cette tension sur les marchés se répercute directement dans les stations-service, où certaines affichent déjà un prix dépassant la barre symbolique des 2 euros pour le gazole.

Sur le terrain, les réactions des Français se multiplient. À Paris, un chauffeur de livraison explique que cette hausse complique fortement son activité : « Avec le carburant qui augmente aussi vite, nos frais explosent. À la fin du mois, la marge devient très faible ». À Marseille, une employée de bureau confie devoir désormais limiter ses déplacements : « Je réfléchis deux fois avant de prendre la voiture. Même un petit trajet finit par coûter cher ». Dans plusieurs villes, certains automobilistes évoquent également la nécessité de revoir leur budget familial, tandis que d’autres craignent un retour à une crise comparable à celles connues lors des précédentes flambées des prix de l’énergie.

Cette hausse ne touche pas seulement les conducteurs. Les spécialistes estiment qu’elle pourrait également entraîner une augmentation progressive du prix de plusieurs denrées alimentaires. En effet, le transport des marchandises dépend largement du carburant, et lorsque celui-ci devient plus cher, les coûts logistiques augmentent. Des commerçants et gérants de supermarchés redoutent déjà une répercussion sur le prix des fruits, légumes ou produits importés. « Si le transport coûte plus cher, les produits finiront par augmenter », explique un grossiste du marché de Rungis. Face à ces inquiétudes, les autorités ont annoncé des contrôles dans les stations-service afin de surveiller les prix et éviter toute hausse jugée abusive, tout en assurant qu’aucune pénurie de carburant n’est officiellement signalée pour l’instant.

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