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À Bukavu, les 24 et 25 mars 2026, un atelier participatif de co-création de la campagne PAPE (Plaidoyer, Animation, Participation, Engagement) a réuni plusieurs organisations de la société civile autour des enjeux environnementaux dans le bassin du lac Kivu. Organisé par la Croix-Rouge RDC/Sud-Kivu, en partenariat avec la Croix-Rouge française et la Croix-Rouge espagnole, cet espace d’échange a permis de croiser les expertises et de dégager des pistes d’action concrètes. Parmi les participants, Cubaka Bisimwa Roméo, coordonnateur de la synergie des écologistes pour l’environnement et le développement (SEED), a livré une analyse axée sur l’engagement collectif et la responsabilité citoyenne.

Interrogé sur l’importance de la participation de son organisation à cette initiative, il souligne que la co-création constitue une approche inclusive essentielle. Selon lui, la présence de structures comme SEED permet d’apporter une expertise de terrain, nourrie par les réalités locales. « Participer à cette campagne, c’est s’assurer que les messages et actions proposés répondent réellement aux défis vécus par les communautés riveraines du lac Kivu », explique-t-il. Il insiste également sur la nécessité de renforcer la synergie entre acteurs pour maximiser l’impact des actions envisagées.

Sur le plan juridique et écologique, Cubaka Bisimwa Roméo estime que la gestion des déchets dans le bassin du lac Kivu reste confrontée à des défis structurels majeurs. Il évoque notamment l’insuffisance des mécanismes de régulation, le manque d’infrastructures adaptées et la faible application des textes légaux existants. À cela s’ajoute, selon lui, une responsabilité citoyenne encore limitée. « La question des déchets ne relève pas uniquement des autorités. Chaque citoyen a un rôle à jouer dans le respect des normes environnementales », analyse-t-il, plaidant pour une sensibilisation accrue et des mécanismes de redevabilité plus efficaces.

Abordant les perspectives post-atelier, le coordonnateur de SEED affirme que son organisation entend jouer un rôle actif dans la mise en œuvre des recommandations issues des travaux. Il évoque la mise en place d’actions de sensibilisation communautaire, le suivi des engagements pris par les parties prenantes et le plaidoyer auprès des autorités locales pour une meilleure gouvernance environnementale. L’objectif, précise-t-il, est d’éviter que les conclusions de l’atelier ne restent lettre morte.

En guise de mot de la fin, Cubaka Bisimwa Roméo appelle à un sursaut collectif face à l’urgence écologique qui menace le lac Kivu. « Il est temps de passer des discours aux actions concrètes. La protection de notre environnement est une responsabilité partagée qui engage notre avenir commun », conclut-il, réaffirmant l’engagement de SEED à accompagner les dynamiques locales en faveur d’un développement durable.

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