
Le village de Woro, dans l’État de Kwara au centre-ouest du Nigeria, a été le théâtre d’une attaque meurtrière ce mardi 3 février, faisant au moins 162 victimes. Ce drame survient alors que le pays intensifie ses efforts pour contrer l’insécurité endémique causée par les gangs criminels et les groupes jihadistes, avec l’appui des États-Unis.
Selon la Croix-Rouge nigériane, l’attaque a été confirmée par la police et le gouverneur de l’État. « Les dernières informations indiquent un bilan de 162 morts, et les recherches pour retrouver d’autres corps se poursuivent », a déclaré Babaomo Ayodeji, secrétaire de la branche locale de l’organisation. Ce massacre compte parmi les plus graves enregistrés ces derniers mois dans le pays.
L’État de Kwara fait face à une insécurité complexe, alimentée à la fois par des bandes armées locales qui pillent les villages, kidnappent et terrorisent la population, et par la progression des groupes jihadistes originaires du nord-ouest, qui étendent peu à peu leurs activités vers le sud.
Pour faire face à cette situation, les autorités ont instauré des couvre-feux dans certaines zones et fermé les écoles pendant plusieurs semaines, avant de permettre leur réouverture ce lundi 2 février.
Si la police a confirmé l’attaque, elle n’a pas encore fourni de bilan officiel. Le gouverneur Abdul Rahman Abdul Razaq a dénoncé cet acte comme « une expression lâche de la frustration des cellules terroristes, face aux campagnes antiterroristes en cours et aux succès déjà enregistrés dans certaines parties de l’État ».
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