
La conduite automobile pendant la grossesse est une question qui préoccupe de nombreuses femmes enceintes. Si, en règle générale, rien n’interdit à une future maman de prendre le volant, certaines situations médicales et physiologiques peuvent rendre cette pratique risquée, voire déconseillée. Savoir quand arrêter de conduire devient donc essentiel pour protéger la santé de la mère et du bébé.
Selon le Dr Claire Mboka, obstétricienne « la grossesse n’est pas une contre-indication à la conduite. Cependant, il est important que la femme enceinte se sente en pleine capacité physique et mentale pour conduire, surtout si elle doit faire face à des situations de circulation stressantes ou imprévues. »
Les principales recommandations incluent le port correct de la ceinture de sécurité, avec la sangle basse positionnée sous le ventre et la sangle haute passant entre les seins et sur l’épaule. Le réglage du siège doit également permettre de garder suffisamment d’espace entre le ventre et le volant pour éviter toute pression directe sur l’abdomen.
Les signes qui imposent de limiter ou arrêter la conduite
Au fil de la grossesse, certaines modifications physiologiques peuvent rendre la conduite difficile. Le Dr Alain Kabuya, spécialiste en médecine générale, précise : « Les femmes enceintes peuvent ressentir de la fatigue, des nausées, des vertiges ou une diminution de la concentration. Dans ces cas, la conduite devient dangereuse et il est préférable de privilégier d’autres moyens de transport. »
D’autres situations médicales nécessitent l’arrêt temporaire ou définitif du volant :
Grossesse à risque : hypertension, prééclampsie, menaces d’accouchement prématuré.
Complications spécifiques : saignements, contractions fréquentes, troubles de l’équilibre.
Troisième trimestre avancé : la taille du ventre limite les mouvements et la distance avec le volant, augmentant le risque en cas de freinage brusque.
Selon le Dr Rosine Mukendi, sage-femme, « il est conseillé aux futures mamans d’éviter les trajets longs ou fatigants, et d’arrêter de conduire généralement à partir du huitième ou neuvième mois, sauf en cas de nécessité urgente comme se rendre à la maternité. »
Alternatives et recommandations pratiques
Pour continuer à se déplacer sans risque, les spécialistes recommandent :
Les transports en commun ou le covoiturage, surtout en fin de grossesse : les pauses régulières pour éviter la fatigue lors des trajets indispensables; les alternatives de mobilité douce, comme la marche ou le vélo pour les trajets courts, si la condition physique le permet.
Le Dr Mboka conclut : « L’important est de toujours écouter son corps et de ne pas hésiter à consulter un professionnel de santé en cas de doute. La sécurité de la mère et de l’enfant prime sur tout. »
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