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Dans un contexte sécuritaire fragile, la ville d’Uvira se retrouve à la croisée des chemins. Alors que les tensions nourries par des rumeurs et des messages de haine circulent sur les réseaux sociaux et dans certains espaces communautaires, une voix s’élève pour rappeler l’essentiel : vivre ensemble dans le respect et la paix. Le Barza Intercommunautaire pour la Paix dans le Sud-Kivu lance un appel solennel à l’unité et à la cohabitation pacifique entre toutes les communautés de la ville.

« Non à la division, à la violence, aux désaccords entretenus, à la manipulation et aux discours de haine », martèle le cadre intercommunautaire. Pour cette structure citoyenne, les mots ne sont jamais neutres : ils peuvent apaiser comme ils peuvent enflammer. Dans une ville déjà éprouvée par l’insécurité, la propagation de messages stigmatisants risque d’aggraver les fractures sociales et de compromettre durablement la paix locale.

Le président du Barza Intercommunautaire pour la Paix, Musole Maharaza, insiste sur la nécessité d’un sursaut collectif. Selon lui, les difficultés sécuritaires actuelles ne doivent pas servir de prétexte à la désignation de boucs émissaires ou à l’opposition entre communautés. « Uvira est une ville plurielle. Sa richesse réside dans la diversité de ses habitants. La paix ne peut être construite que si chacun accepte l’autre et rejette la logique de l’ennemi intérieur », explique-t-il.

Dans une démarche pédagogique, le Barza appelle les leaders communautaires, les jeunes, les acteurs des médias et les utilisateurs des réseaux sociaux à faire preuve de responsabilité. Vérifier l’information, refuser de relayer des messages haineux et privilégier le dialogue sont autant de gestes simples mais déterminants pour préserver la cohésion sociale. La paix, rappelle l’organisation, commence par une attitude individuelle avant de devenir un engagement collectif.

Cet appel se veut aussi un message d’espoir. Malgré les tensions, le Barza Intercommunautaire pour la Paix croit en la capacité des habitants d’Uvira à dépasser les clivages et à choisir la voie de la cohabitation pacifique. « L’unité n’efface pas les différences, elle les organise dans le respect mutuel », souligne Musole Maharaza, convaincu que l’avenir de la ville dépend de cette prise de conscience partagée.

À Uvira, plus que jamais, le vivre-ensemble apparaît comme une urgence et une responsabilité commune. Refuser la haine et la manipulation, c’est poser les fondations d’une paix durable, au bénéfice des générations présentes et futures.

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