0 3 minutes 4 semaines

L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) tire la sonnette d’alarme face aux dangers sanitaires liés à une consommation excessive de sel et de sucre, deux ennemis invisibles mais puissants de la santé publique. Ces substances, omniprésentes dans l’alimentation moderne, sont désormais identifiées comme des facteurs majeurs des maladies non transmissibles (MNT), responsables de plus de 75 % des décès dans le monde.

Selon l’OMS, un adulte consomme en moyenne 10,78 grammes de sel par jour, soit plus du double de la limite recommandée de 5 grammes. Cette surconsommation de sodium est étroitement liée à l’hypertension, facteur déclenchant de maladies cardiovasculaires, d’accidents vasculaires cérébraux, de cancer gastrique, d’obésité, d’ostéoporose et de maladies rénales. Près de 1,89 million de décès annuels sont attribuables à l’excès de sel.

Face à cette situation alarmante, l’OMS fixe un objectif clair : réduire de 30 % l’apport moyen en sel d’ici 2025. Pour y parvenir, l’Organisation recommande la reformulation des produits industriels, la mise en place d’un étiquetage clair, des campagnes de sensibilisation et la promotion d’aliments frais et non transformés. Selon ses estimations, chaque dollar investi dans ces mesures génère un retour de 12 dollars en bénéfices sanitaires.

Le sucre, autre menace majeure, n’est pas en reste. L’OMS préconise de limiter les sucres libres à moins de 10 % de l’apport énergétique quotidien, et même à 5 % pour un bénéfice maximal. Pour un adulte consommant 2 000 calories par jour, cela correspond à 50 grammes, idéalement 25 grammes. Les sucres libres, présents dans les boissons sucrées, confiseries et snacks transformés, contribuent au surpoids, au diabète de type 2, aux maladies cardiovasculaires et aux caries dentaires.

Pour inverser cette tendance, l’OMS promeut la consommation de fruits frais, de légumes et d’aliments peu transformés. Elle encourage également des mesures fiscales, comme l’initiative “3 d’ici à 2035”, visant à augmenter de 50 % les taxes sur le tabac, l’alcool et les boissons sucrées d’ici 2035, avec pour objectif d’éviter 50 millions de décès prématurés et de générer 1 000 milliards de dollars pour le financement de la santé et du développement.

L’alerte lancée par l’OMS rappelle avec force que chaque choix alimentaire a un impact direct sur la santé. La collaboration des autorités, de l’industrie alimentaire et des citoyens est cruciale pour créer un environnement alimentaire plus sain, réduire les risques de maladies évitables et préserver la santé des générations futures.

About The Author


En savoir plus sur L'ESSENTIEL RDC

Subscribe to get the latest posts sent to your email.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *