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L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a exprimé samedi ses regrets après l’annonce du retrait des États-Unis, soulignant que cette décision « rend les États-Unis et le monde moins sûrs ». Une perte majeure pour la communauté internationale, alors que Washington avait été un acteur clé des succès de l’OMS depuis sa création.

Membre fondateur de l’organisation, les États-Unis ont joué un rôle déterminant dans plusieurs des plus grandes victoires sanitaires mondiales. L’éradication de la variole, l’avancée dans la lutte contre la poliomyélite, le VIH, Ebola, la grippe, la tuberculose, le paludisme ou encore les maladies tropicales négligées figurent parmi les contributions américaines les plus notables. Leur soutien a également été crucial dans la sécurité sanitaire des aliments et la lutte contre la résistance aux antimicrobiens.

« Le départ des États-Unis laisse un vide inquiétant dans la gouvernance mondiale de la santé », a déclaré un porte-parole de l’OMS. « Nous sommes préoccupés par les conséquences de cette décision sur la préparation et la riposte face aux crises sanitaires à venir. »

Une décision qui soulève des questions

L’OMS indique que le retrait américain sera examiné lors de la session ordinaire de son Conseil exécutif à partir du 2 février, puis par l’Assemblée mondiale de la Santé lors de sa réunion annuelle en mai 2026. Cette étape pourrait déterminer l’avenir de la coopération entre l’OMS et l’un de ses membres les plus influents.

Le gouvernement des États-Unis avait justifié son retrait en affirmant que l’OMS aurait « dénigré et terni » le pays, compromis son indépendance et porté atteinte à sa souveraineté. Dans un communiqué ferme, l’OMS réfute ces accusations : « L’inverse est vrai », souligne l’organisation, rappelant avoir toujours cherché à « engager le dialogue avec les États-Unis de bonne foi, avec un plein respect de leur souveraineté », comme avec tous ses États membres.

L’organisation rejette également l’idée selon laquelle elle poursuivrait un « programme politisé et bureaucratique guidé par des nations hostiles aux intérêts américains ». L’OMS insiste sur son impartialité et rappelle qu’elle œuvre pour tous les pays sans favoritisme, conformément à son mandat en tant qu’institution spécialisée des Nations Unies, gouvernée par 194 États membres.

Selon les experts, le retrait américain pourrait affaiblir les programmes de prévention des pandémies et de lutte contre les maladies infectieuses, tout en réduisant les financements critiques pour la recherche et l’innovation sanitaire. « La santé mondiale est un effort collectif. Aucun pays, aussi puissant soit-il, ne peut garantir la sécurité sanitaire à lui seul », avertit l’OMS.

Alors que la planète continue de faire face à des menaces sanitaires croissantes, la communauté internationale observe de près les prochaines décisions et discussions autour de ce retrait, conscientes que la coopération globale reste la clé pour protéger des millions de vies.

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