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Le constat est glaçant. En 2025, plus de 35.000 cas de viols et d’agressions sexuelles sur des enfants ont été enregistrés en République démocratique du Congo, révèle un rapport des Nations Unies publié à la fin de l’année. Cette statistique alarmante témoigne de l’ampleur d’un problème devenu systémique et profondément enraciné dans certaines zones du pays.

Selon le rapport, les violences sexuelles contre les enfants continuent de croître, notamment dans un contexte où les conflits armés alimentent ces abus. Aucun territoire n’est épargné : le fléau touche toutes les provinces, et le nombre de cas a fortement augmenté depuis 2022. Les victimes subissent des traumatismes physiques et psychologiques graves, allant des blessures corporelles aux grossesses non désirées, en passant par le risque d’infections sexuellement transmissibles telles que le VIH/SIDA, sans oublier l’exclusion sociale et familiale qui frappe de nombreux survivants.

Les données préliminaires de 2025 indiquent que les six premiers mois de l’année représentent plus de 80 % du total des cas observés en 2024, traduisant une aggravation inquiétante de la situation. Les chiffres révèlent une hausse de près de 30 % par rapport aux années 2022 et 2023, soulignant l’urgence d’une action renforcée et coordonnée.

Face à cette crise, l’accès à l’aide vitale demeure limité pour les enfants victimes. Aux côtés du gouvernement congolais, l’UNICEF intensifie ses efforts pour offrir des soins cliniques, un accompagnement psychosocial et une prise en charge complète des survivants. Néanmoins, les défis restent énormes, et la mobilisation de tous les acteurs est indispensable pour protéger les enfants et mettre un terme à ce cycle de violence.

Le rapport des Nations Unies rappelle à la communauté nationale et internationale que chaque enfant a droit à une enfance protégée et sécurisée, et que l’inaction face à ces violences ne peut être tolérée.

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