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À 81 ans, Yoweri Museveni a été déclaré vainqueur de l’élection présidentielle ougandaise du 17 janvier 2026, obtenant un septième mandat qui prolonge son règne de près de quarante ans.

Cette victoire, largement anticipée par le pouvoir, s’inscrit dans un contexte tendu, marqué par des coupures d’internet, des accusations de répression et de manipulation électorale de la part de l’opposition et des observateurs internationaux.

Selon les résultats officiels de la Commission électorale ougandaise, Museveni a remporté 71,65 % des voix, contre 24,72 % pour son principal adversaire, l’artiste devenu homme politique Bobi Wine (Robert Kyagulanyi), âgé de 43 ans. Ce dernier a immédiatement rejeté les résultats, dénonçant un « bourrage d’urnes massif » et des chiffres qu’il qualifie de « faux ».

Le scrutin a été marqué par un climat de peur et de répression, qui a suscité des inquiétudes au niveau international. L’ONU et des observateurs électoraux ont dénoncé une campagne où l’intimidation et la pression sur l’opposition étaient généralisées. L’Union africaine et d’autres organismes régionaux ont également rapporté des arrestations, enlèvements et violences, contribuant à miner la confiance du public dans le processus électoral.

Un autre fait notable a été la coupure nationale d’internet, qui a débuté avant le vote et perduré lors de l’annonce des résultats, entravant la communication de l’opposition et le travail des observateurs.

Ancien chef rebelle et homme fort de l’Ouganda, Museveni a fait modifier la Constitution à deux reprises pour supprimer les limites d’âge et de mandat, consolidant ainsi son contrôle sur l’appareil sécuritaire et étatique.

De son côté, Bobi Wine a appelé la population à la « résistance » contre ce qu’il qualifie de « régime criminel ». L’opposant a également affirmé avoir échappé à une descente de la police et de l’armée à son domicile, où son épouse et sa famille seraient restés assignés à résidence. La capitale, Kampala, a été placée sous haute surveillance policière afin de prévenir toute manifestation de protestation.

Cette réélection pour un septième mandat confirme la mainmise de Museveni sur le pays, malgré les aspirations croissantes à la démocratie d’une jeunesse nombreuse et d’une opposition déterminée à contester son pouvoir.

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