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Depuis le coup d’envoi de la Coupe d’Afrique des Nations organisée au Maroc, un malaise grandissant traverse les tribunes, les bancs de touche et les débats sportifs africains. Match après match, décision après décision, l’arbitrage s’impose comme le véritable protagoniste d’un tournoi qui devrait pourtant célébrer le jeu, le talent et l’équité. Au lieu de cela, la CAN donne l’image inquiétante d’une compétition où le sifflet semble peser plus lourd que le ballon.

Des rencontres disputées à Casablanca, Rabat, Marrakech ou Agadir laissent derrière elles un même goût amer : celui de décisions controversées, de fautes non sifflées, de penalties oubliés et d’une VAR utilisée à géométrie variable. Trop souvent, la technologie censée corriger l’erreur humaine disparaît précisément au moment où elle est la plus attendue. Cette incohérence nourrit les soupçons et fragilise la crédibilité d’une compétition déjà sous pression.

Le problème dépasse largement un seul match ou une seule nation lésée. C’est l’ensemble du tournoi qui semble évoluer dans une zone grise, où certaines équipes donnent l’impression de jouer non seulement contre leur adversaire, mais aussi contre des décisions arbitrales défavorables. Dans un contexte où le pays hôte est naturellement scruté avec attention, chaque erreur non corrigée devient une étincelle qui alimente les accusations de favoritisme, justifiées ou non.

La CAF, en optant pour la VAR, avait promis plus de transparence et de justice. Or, au Maroc, cette promesse paraît trahie par une application sélective et parfois inexplicable. Pourquoi consulter la VAR pour des actions mineures et l’ignorer lors de phases décisives ? Pourquoi laisser l’arbitre central seul face à des décisions qui peuvent changer le destin d’un match, d’une équipe, voire d’une nation entière ? Le silence des officiels face à ces interrogations est assourdissant.

Cette CAN, qui aurait pu être une vitrine éclatante du football africain, risque de rester dans les mémoires comme celle des polémiques arbitrales à répétition. Le danger est réel : à force de décisions contestées, le jeu perd sa sincérité, les performances sont éclipsées et la confiance des supporters s’effrite. Un tournoi continental ne peut prospérer durablement sur le doute et la frustration.

Il est temps que la CAF assume ses responsabilités. Soit l’arbitrage et la VAR sont appliqués avec rigueur, cohérence et transparence sur tous les stades du Maroc, soit la compétition continuera de s’enfoncer dans la suspicion. Le football africain mérite mieux qu’une CAN au sifflet contesté ; il mérite une justice sportive à la hauteur de son talent et de sa passion.

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