
Le Rwanda a confirmé que Louise Mushikiwabo se présenterait pour un troisième mandat à la tête de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF). L’annonce a été faite par le ministre rwandais des Affaires étrangères, Olivier Nduhungirehe, à Jeune Afrique.
À moins d’un an du XXe Sommet de la Francophonie, prévu à Phnom Penh, au Cambodge, Kigali anticipe la fin du second mandat de Mme Mushikiwabo et le dépôt officiel des candidatures, fixé à la fin du mois d’avril.
Élue secrétaire générale en octobre 2018, elle avait été reconduite en novembre 2022 pour un second mandat. Ancienne ministre rwandaise des Affaires étrangères et de la Coopération, elle a également occupé le poste de ministre de l’Information. Formée en langues et interprétation à l’Université du Delaware, elle parle français, anglais et kinyarwanda.
Alors que le renouvellement du leadership à l’OIF se profile, des discussions émergent autour des prochaines candidatures. Selon Mabiala Ma-Umba, ancien directeur de l’éducation et de la jeunesse à l’OIF, la République démocratique du Congo pourrait envisager de présenter un candidat crédible et reconnu à l’international. Le poste de secrétaire général, équivalent à un rôle de chef d’État, exige des qualités de facilitateur et de diplomate capable de concilier les intérêts des États membres.
Depuis sa création en 1997, la Francophonie a été dirigée par Boutros Boutros-Ghali, Abdou Diouf, Michaëlle Jean et Louise Mushikiwabo. Si la rotation géographique n’a jamais été un critère déterminant, certains observateurs notent que l’avenir démographique et stratégique de l’organisation se trouve en Afrique, et particulièrement en RDC.
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