

Dans la province du Sud-Kivu, la société civile forces vives de Miti élève la voix face aux menaces persistantes qui pèsent sur le Parc national de Kahuzi-Biega, véritable poumon vert de la région. Au-delà de la protection de la biodiversité, cet appel urgent met en lumière un enjeu majeur et souvent sous-estimé : la préservation de l’équilibre climatique.
La structure citoyenne dénonce avec fermeté l’exploitation illégale des ressources naturelles, le braconnage, la déforestation accélérée ainsi que la présence d’activités armées à l’intérieur et autour du parc. Ces pratiques, en plus de violer les lois en vigueur, affaiblissent dangereusement les mécanismes naturels qui permettent à cette aire protégée de jouer son rôle de régulateur du climat local et régional.
Pour Raymond Buralike, président de la société civile de Miti, le Parc national de Kahuzi-Biega ne peut être réduit à une simple forêt. « C’est un rempart naturel contre le dérèglement climatique, un espace qui capte le carbone, régule les précipitations et stabilise les températures », rappelle-t-il. La destruction progressive de ce patrimoine mondial accentue la vulnérabilité des communautés environnantes face aux sécheresses, aux pluies extrêmes et à l’érosion des sols.
La société civile insiste sur le fait que chaque arbre abattu, chaque zone occupée illégalement affaiblit la capacité du parc à protéger les populations contre les effets du changement climatique. À terme, c’est l’agriculture, les ressources en eau et les moyens de subsistance de milliers de familles qui sont menacés.
Face à cette situation préoccupante, les forces vives de Miti appellent à une action immédiate et coordonnée des autorités compétentes. Protéger le Parc national de Kahuzi-Biega, concluent-elles, c’est défendre un bouclier climatique essentiel pour le Sud-Kivu et contribuer, à l’échelle locale, à la lutte mondiale contre le réchauffement climatique.
About The Author
En savoir plus sur L'ESSENTIEL RDC
Subscribe to get the latest posts sent to your email.
