
Le Venezuela a demandé la convocation en urgence du Conseil de sécurité des Nations Unies, dénonçant ce qu’il qualifie d’attaques armées américaines sur son territoire. Une démarche lourde de conséquences diplomatiques, alors que les principes fondamentaux de la Charte de l’ONU sont invoqués au cœur d’une escalade verbale et politique sans précédent.
Selon une lettre officielle adressée au président du Conseil de sécurité, la Mission permanente du Venezuela auprès des Nations Unies affirme que, tôt dans la matinée, les forces américaines auraient mené « une série d’attaques armées brutales, injustifiées et unilatérales ». Le document évoque des bombardements visant à la fois des installations civiles et militaires à Caracas, ainsi que dans plusieurs villes des États de Miranda, d’Aragua et de La Guaira, avec l’appui d’hélicoptères et d’avions de combat.
Face à ce qu’il qualifie d’« agression », Caracas réclame une condamnation claire de ces actions, l’arrêt immédiat des attaques et l’établissement de responsabilités au niveau international. Pour les autorités vénézuéliennes, il s’agit non seulement d’une atteinte à la souveraineté nationale, mais aussi d’une menace directe à la paix régionale.
La réunion d’urgence du Conseil de sécurité est annoncée pour ce lundi 5 janvier à 10h00, heure de New York. Une séance scrutée de près par la communauté internationale, tant les enjeux dépassent le cadre bilatéral et interrogent l’équilibre fragile de la sécurité mondiale.
Dans le même temps, depuis sa résidence de Mar-a-Lago en Floride, le président américain Donald Trump a tenu des propos qui ont ravivé les tensions. Il a déclaré que les États-Unis entendaient « diriger le Venezuela » jusqu’à la mise en place d’une transition du pouvoir qu’il juge « sûre, appropriée et mesurée ». Des déclarations perçues à Caracas comme une ingérence directe dans ses affaires internes.
Évoquant les immenses richesses énergétiques du pays sud-américain, Donald Trump a rappelé que le Venezuela possède les plus importantes réserves de pétrole au monde. Il a affirmé que des compagnies pétrolières américaines pourraient moderniser et rénover les infrastructures afin de « générer des revenus pour le pays », une perspective qui alimente les soupçons de motivations économiques derrière la crise.
Réagissant à son tour, la présidente de l’Assemblée générale de l’ONU, Annalena Baerbock, a replacé le débat sur le terrain du droit international. Elle a insisté sur le fait que la Charte des Nations Unies constitue le seul « cadre de référence » légitime, rappelant qu’elle n’est en aucun cas un « document facultatif ».
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