
La paix n’est ni un slogan creux ni une posture naïve. Elle est une décision consciente, parfois courageuse, souvent exigeante. Dans un contexte de la partie est de la RDC marqué par des tensions sociales, politiques et communautaires, choisir la paix revient à refuser la facilité de la colère et la tentation de la violence. C’est accepter de regarder les fractures en face sans les élargir, d’entendre les douleurs sans les instrumentaliser.
Les tensions ne naissent jamais du néant. Elles s’enracinent dans les injustices, les exclusions, les incompréhensions et les manipulations. Lorsqu’elles s’accumulent, elles finissent par transformer la méfiance en hostilité et la parole en arme. Pourtant, même dans ces moments de crispation, la paix demeure possible si elle est pensée comme une responsabilité collective et non comme une concession imposée.
Choisir la paix, ce n’est pas renoncer à la vérité ni étouffer les revendications légitimes. C’est au contraire créer l’espace nécessaire pour les exprimer sans peur et sans violence. Là où les tensions poussent au repli identitaire et à la radicalisation des discours, la paix invite au dialogue, à l’écoute et à la reconnaissance mutuelle. Elle exige de chacun un effort : celui de dépasser ses certitudes pour comprendre l’autre.
Les leaders politiques, communautaires et d’opinion portent une responsabilité particulière dans ce choix. Leurs mots peuvent apaiser ou enflammer, rassembler ou diviser. Dans des périodes sensibles, chaque déclaration compte, chaque silence aussi. La paix commence souvent par une parole mesurée, un geste d’ouverture, une volonté affichée de privilégier l’intérêt général sur les calculs immédiats.
Mais la paix ne se décrète pas uniquement au sommet. Elle se construit au quotidien, dans les quartiers, les familles, les écoles, les lieux de travail. Elle se manifeste dans le refus de relayer des messages de haine, dans la capacité à résoudre les conflits par la discussion, dans la solidarité envers ceux que les tensions fragilisent davantage. C’est une œuvre patiente, parfois invisible, mais essentielle.
Les médias, quant à eux, ont un rôle décisif à jouer. Informer avec rigueur, contextualiser sans attiser, donner la parole sans polariser : autant de choix éditoriaux qui peuvent contribuer à calmer les esprits plutôt qu’à exacerber les fractures. Face aux tensions, le journalisme responsable devient un acteur de paix, un rempart contre la désinformation et la manipulation.
En définitive, la paix n’est jamais un acquis définitif. Elle est un choix renouvelé, surtout lorsque les tensions semblent tout justifier sauf la retenue. La choisir aujourd’hui, c’est parier sur l’avenir, préserver le vivre-ensemble et affirmer que, malgré les épreuves, la cohésion et la dignité humaines valent plus que la discorde. C’est un choix exigeant, mais c’est le seul qui ouvre réellement la voie à un lendemain possible.
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