
Les marchés pétroliers ont connu un net retournement ce jeudi 15 janvier, marqué par une baisse supérieure à 3 % des cours de l’or noir. Ce repli intervient à la suite de déclarations du président américain Donald Trump, qui a affirmé que les violences en Iran avaient cessé, tout en adoptant un ton plus mesuré concernant une éventuelle intervention militaire des États-Unis.
Aux premières heures de la séance asiatique, vers 02h GMT, le baril de pétrole WTI, référence nord-américaine, s’échangeait en recul de 3 % à 60,16 dollars. De son côté, le Brent de la mer du Nord cédait 2,87 %, pour s’établir à 64,61 dollars le baril. Une correction notable, après plusieurs jours de hausse soutenue.
En effet, les prix du pétrole avaient fortement progressé ces derniers temps, portés par la montée des tensions géopolitiques au Moyen-Orient. Le 14 janvier, les cours avaient même atteint leur niveau de clôture le plus élevé depuis trois mois, dans un contexte d’instabilité en Iran, secoué par un vaste mouvement de contestation et sous la pression des mises en garde de Washington à l’égard de Téhéran.
Mais cette dynamique haussière s’est brusquement interrompue. Dès l’ouverture des marchés asiatiques, les investisseurs ont réagi aux propos apaisants du président américain, y voyant un signal de désescalade. Moins de risques géopolitiques signifie, pour le marché, une moindre crainte de perturbations de l’offre mondiale, ce qui a immédiatement pesé sur les prix.
Cette évolution illustre une fois de plus la grande sensibilité du marché pétrolier aux déclarations politiques et aux perceptions de risque international. En l’espace de quelques heures, un changement de ton diplomatique a suffi à inverser une tendance pourtant solidement installée.
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