

Un nouvel incendie d’une violence inquiétante a endeuillé le quartier Mulambula, dans la commune de Bagira, le mardi 6 janvier 2026 aux alentours de 15h30. Au-delà des lourds dégâts matériels, ce sinistre vient surtout aggraver une situation humanitaire déjà extrêmement précaire, laissant de nombreuses familles sans abri et sans ressources.
D’après la Nouvelle Dynamique de la Société Civile (NDSCI-Bagira), les flammes ont entièrement consumé plus de vingt-trois habitations. Huit autres maisons ont dû être volontairement démolies afin de contenir la progression du feu, un choix douloureux mais nécessaire pour éviter un bilan encore plus dramatique. En quelques heures, des ménages ont tout perdu : toits, biens, souvenirs et moyens de subsistance.
Ce drame ravive des blessures encore ouvertes. Mulambula n’a pas eu le temps de se relever de l’incendie du 16 octobre 2025, qui avait déjà réduit en cendres plus de cent soixante-neuf maisons, en plus de vingt-six autres détruites dans les opérations de secours. Des centaines de sinistrés vivaient encore dans des conditions de grande vulnérabilité lorsque ce nouveau feu est venu frapper, comme un cruel rappel de leur fragilité.
La répétition de ces catastrophes plonge les habitants dans une précarité extrême. Faute de solutions d’hébergement et d’assistance suffisantes, plusieurs familles passent désormais leurs nuits à la belle étoile, exposées aux intempéries, à l’insécurité et aux maladies. Les besoins humanitaires sont immenses : abris d’urgence, nourriture, soins de santé, vêtements et accompagnement psychosocial.
Face à cette détresse persistante, la société civile appelle à une mobilisation urgente des autorités, des partenaires humanitaires et des élans de solidarité. À Mulambula, l’urgence n’est plus seulement de reconstruire des maisons, mais de sauver des vies et de redonner dignité et espoir à des populations éprouvées par des drames à répétition.
About The Author
En savoir plus sur L'ESSENTIEL RDC
Subscribe to get the latest posts sent to your email.
