
Le groupement d’Izege, dans le territoire de Walungu, est devenu en quelques mois un nouvel épicentre du déplacement interne au Sud-Kivu. Depuis mai 2025, 2 791 personnes y ont été recensées après avoir fui leurs milieux de vie devenus invivables.
Ces déplacés sont originaires de plusieurs zones affectées par l’insécurité, notamment Kaniola, Walungu-centre et le village de Kalulu, dans le territoire de Kabare. Arrivées souvent sans biens ni moyens de subsistance, ces familles dépendent largement de la solidarité locale, aujourd’hui dépassée.
Les réalités sur le terrain restent préoccupantes. « Les déplacés vivent dans des conditions extrêmement difficiles », alerte Kulondwa Baganda, secrétaire administratif du groupement. Il évoque un manque criant de nourriture, des sources d’eau insuffisantes et une prise en charge sanitaire quasi inexistante, exposant surtout les enfants et les personnes vulnérables.
Devant l’ampleur des besoins, les autorités locales lancent un appel urgent à l’aide humanitaire. Sans une intervention rapide, préviennent-elles, la situation pourrait se détériorer davantage et aggraver la souffrance de milliers de personnes déjà éprouvées par l’exil forcé.
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