
Le texte récemment signé à Doha par Kinshasa et l’AFC/M23 ne semble pas apporter de changements concrets. Déjà, deux accords et déclarations précédents avaient été signés, sans produire de résultats tangibles sur le terrain. En parcourant le contenu de l’accord-cadre de Doha, on constate que les parties ne se sont pas véritablement entendues sur une série de points clés. Elles se sont limitées à reconnaître leurs désaccords, en convenant de créer des commissions pour traiter ultérieurement les sujets non résolus.
Cette méthodologie, définie par le médiateur qatari, risque de ne produire que de « petits pas », longs et laborieux, qui pourraient s’étirer sur des mois, voire des années, avant que l’ensemble des accords prévus dans la feuille de route ne soient concrétisés. L’inquiétude est d’autant plus grande que les deux camps se sont déjà réorganisés sur le terrain. Dans une mise au point du 16 novembre 2025, le M23 accuse Kinshasa de déployer troupes et matériel militaire sur l’ensemble des lignes de front, tout en fournissant un soutien logistique aux mercenaires et aux manœuvres de forces coalisées.
Face à ce tableau, la reprise des hostilités dans les prochains jours, voire les prochaines semaines, semble probable. Dans ce contexte, l’accord de Doha pourrait n’avoir aucun impact réel sur la situation sécuritaire sur le terrain.
Pour la suite, les négociations devraient être reprises sous l’égide de l’Union africaine, qui tentera de conclure les différents accords de la feuille de route. Mais la patience est de mise : Doha, après plusieurs mois de discussions sans résultats concrets, pourrait ne plus être disposé à avancer activement sur cette voie. Le chemin vers une paix durable reste donc semé d’embûches.
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