
En marge de la journée internationale de la résolution de conflits célébrée chaque 20 octobre, Deogratias Buuma, Directeur exécutif de l’organisation l’Action pour la Paix et la Concorde (APC), s’est entretenu avec la presse sur la situation des conflits qui secouent le monde actuellement sur la planète terre.
Revenant sur la question des pays de la région des Grands-lacs, Deogratias Buuma révèle que la situation humanitaire et sécuritaire dans la région reste marquée par une instabilité accrue. Et cela, depuis plus de trois décennies, alimentée aussi par des débats ethniques qui sont à la base de plusieurs discordes dans cet espace régional.
« Si maintenant j’ai rebondi dans notre région des Grands-lacs, avec les 30 années de guerre que subit la République Démocratique du Congo, mon pays, avec tout ce qu’il y a comme vies inutilement et innocemment arrachées, ces vies sont comptées aujourd’hui en millions, et que nonobstant les efforts qui sont fournis aussi bien au niveau local du pays, au niveau régional qu’international, on sent que le pays est aujourd’hui au diapason d’une division qui ne dit pas encore son nom », a dit Deogratias Buuma.
S’agissant de la situation actuelle dans la partie orientale de la République Démocratique du Congo, le Directeur exécutif de l’ONG Action pour la Paix et la Concorde, APC, estime que pour résoudre ce conflit, il faut d’abord que toutes les parties se mettent d’accord sur les causes profondes et trouvent des moyens de dialoguer et de vivre ensemble.
« Donc, utiliser la médiation, utiliser le dialogue, utiliser le bien-vivre ensemble, voilà autant de soucis, autant d’outils que nous nous recommandons comme transformateurs des conflits pour que le monde aille vers beaucoup plus de paix, pour que le monde aille vers beaucoup plus d’humanité, pour que le monde aille vers beaucoup plus de calme et de développement », précise notre source.
Pour clore notre, cet homme épris de paix ajoute, par ailleurs, que la résolution pacifique des conflits reste le seul moyen non-armé et démocratiquement souhaitable pour que les crises et les tensions prennent fin dans le monde, et plus particulièrement dans la région des grands-lacs africains.
A cet effet, il exhorte chacun de se rappeler qu’il vaut mieux de mauvais arrangements parfois, mais qui valent mieux que des bons procès parce qu’on a compris la limite des procès. La limite des procès n’engendre que violences et viols, conclut Deogratias Buuma.
Par Messie Ngoma Abalawi
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